Inheritance : La révolte de la reine - Morgane Moncomble

by - 09:35


1788, Versailles.

Acacia se voit endosser un rôle qu’elle aurait tout donné pour éviter : reine de France. Pour le peuple, elle incarne l’espoir d’un pays à bout de souffle. Pour la cour, celui d’une souveraine vouée à sécuriser le trône. Or, la jeune mariée se révèle tout sauf docile : frivole, imprévisible et un brin rebelle, loin de l'exemplarité attendue d'elle. Elle fascine autant qu’elle scandalise.

Son époux, Alexandre d’Arc du Lys, est détesté par tous ses sujets. Devenu roi par défaut après la mort de son frère aîné, il règne sous la menace constante de ses ennemis, et d’une maladie que beaucoup espèrent fatale. Acacia est pour lui une faiblesse de plus... et une dangereuse tentation.

Depuis leur rencontre, leurs relations virent à l'affrontement. Pourtant, derrière les piques et les faux-semblants, une attraction brûlante menace de tout faire basculer.

Alors que la famine gronde en France et que la Révolution approche, la reine devient une cible idéale. Acacia devra choisir : se plier au rôle qu’on lui impose... ou continuer de défier les règles pour changer le cours de l’histoire, quitte à tout perdre - même l’homme qu’elle n’aurait jamais dû aimer.

"Si je suis un homme condamné, si la mort est ma seule issue... Alors je choisis Acacia comme exécutrice."

Avis : /5

Je suis une grande admiratrice de Morgane Moncomble, j'ai adoré nombreux de ses romans. Ici, j'étais un peu apeurée de lire ce qu'elle présente comme une romance historique. On va pas se mentir : c'est un choix très audacieux de sa part et soit ça passe soit sa casse. Je ne me suis pas sentie plongée du tout dans une cour royale ni au XVIIIe siècle. L'auteure le dit dès le départ, elle a pris des libertés avec l'époque de Marie-Antoinette et Louis XVI, mais il y avait un peu trop de libertés à mon goût et certains éléments ne m'ont pas semblé très très crédibles, notamment dans le langage des personnages et il y avait pas mal d'incohérences et d'anachronismes. 

J'aurais vraiment apprécié une immersion plus intense dans la royauté comme l'avait fait Delinda Dane dans sa trilogie Majesty, car ici ça reste assez en surface ce qui est vraiment dommage au vu de la beauté qu'est le château de Versailles. Le terme "romance historique" m'a fortement dérangée (pas par rapport à Morgane, mais par rapport à Hugo) : en effet, La révolte de la Reine cocherait clairement plus la case uchronie que romance historique. Néanmoins, la plume de Morgane reste fluide et on y retrouve sa patte, mais je trouve qu'elle a un peu trop voulu moderniser le tout, renforçant ce manque de crédibilité. Les plot twists sont nombreux, je n'ai rien vu venir sauf deux, mais ils s'enchaînent et se résolvent un peu trop vite... 

Côté personnages, j'ai eu énormément de mal avec Acacia, cette reine au caractère rebelle, féministe et frivole. J'ai cependant eu du mal avec ce côté très féministe, que j'ai trouvé poussé un peu trop poussé à l'extrême. Vu qu'Acacia prend beaucoup de place, j'ai trouvé Alexandre inexistant et fade... Pourtant il y avait matière à faire et il méritait qu'on voit + sa vie de roi en dehors des réunions...

Gros coup de coeur pour les personnages secondaires de Jeanne & Gabriel, soutiens respectifs d'Acacia et Alexandre ainsi que les "amies" d'Acacia. Ils sont extrêmement bien développés et écrits et je les ai adoré ! Bien évidemment, j'ai détesté la reine mère et le conseiller d'Alexandre. 

Je pense que j'attendrais un peu les avis des tomes suivants avant de me lancer et me les procurer... 

À propos du livre

Auteurice : Morgane Moncomble
Maison d'édition : Hugo Roman    
Nombre de pages : 573 pages
Genre : Romance historique

Vous pourriez aimer...

2 Commentaires

  1. coucou :)
    Il me tentait bien mais j'avoue, avec tout les avis mitigés et négatif, je ne sais pas si je vais le lire ou pas.
    Je verrais quand il sortira en poche s'il me tente toujours !
    des bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Coucou, ouais il a pas été si apprécié que ça... Bisous.

      Supprimer