Unité pour malades difficiles de Chambly. Un nouveau patient est accueilli. Délirant, sans papiers, inapte à la garde à vue, celui-ci a poussé sans raison un passager sur les rails et prétend "fuir des vers".

Seine-Saint-Denis, à cinquante kilomètres de là. Sharko et son équipe découvrent le corps d'un quinquagénaire sauvagement assassiné dans son lit. Chez lui, aucune empreinte digitale ni trace d'ADN, pas même les siennes.

Qui sont ces deux hommes ? Quelles sont leurs histoires ?

"La schizophrénie ne se manifestait pas que dans la tête des gens. C'était le monde entier qui devenait dingue et se scindait en deux."


Une interpellation qui tourne au fiasco. Un officier admis à l’hôpital en urgence absolue. Pour le commandant Sharko, la lieutenant Lucie Henebelle et le reste de l’équipe, la déroute est totale. Violente. Mais la soif de justice est plus forte que jamais. 

Mis à l’écart le temps que l’IGPN tranche sur sa responsabilité, Sharko se lance alors dans des investigations en dehors de tout cadre légal. Une enquête dangereuse et éprouvante qui laissera des traces.

Du fin fond d’une abbaye ancestrale aux couloirs austères d’un hôpital psychiatrique, Sharko va être confronté à la folie et découvrir que lorsque la science ignore l’éthique, tout peut basculer.

"Un jour, on pouvait tout avoir. Et le lendemain, se retrouver nu. La grande loterie de l'existence..."


Partout, il y a la terreur.

Celle d'une jeune femme dans une chambre d'hôtel sordide, ventre loué à prix d'or pour couple en mal d'enfant, et qui s'évapore comme elle était arrivée.

Partout, il y a la terreur.

Celle d'un corps mutilé qui gît au fond d'une fosse creusée dans la forêt.

Partout, il y a la terreur.

Celle d'un homme qui connaît le jour et l'heure de sa mort.

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire. S'engage alors, pour l'équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre. 

C'était écrit : l'enfer ne fait que commencer.

"On nous montre que ce qu'on veut bien nous montrer. Et si on n'a pas la curiosité d'aller fouiner plus loin, on est prisonniers du système."


"Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse. Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier. À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux."

Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics au 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène. Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, elle a tué un homme.

Pour protéger Lucie, Franck a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait rien d'un citoyen ordinaire, et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.

Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine...

"Ne lâche pas, Franck. Pas toi. Tu es le pilier de notre famille. Si tu trembles, on s'écroule tous."


Franck Sharko et Lucie Hennebelle enquêtent dans le monde glaçant, voire cauchemardesque, des manipulations mentales et neurosciences alors que cinq cadavres sont retrouvés atrocement mutilés...

En décembre 1991, quand Franck Sharko, tout juste sorti de l'école des inspecteurs, débarque au 36 quai des Orfèvres, on le conduit aux archives où il est chargé de reprendre l'affaire des Disparues du Sud parisien. 

L'état des lieux est simple : entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, puis retrouvées dans des champs, violées et frappées de multiples coups de couteau. Depuis, malgré des centaines de convocations, de nuits blanches, de procès-verbaux, le prédateur court toujours.

Sharko consacre tout son temps à ce dossier, jusqu'à ce soir où un homme paniqué frappe à la porte du 36. Il vient d'entrer en possession d'une photo figurant une femme couchée dans un lit, les mains attachées aux montants, la tête enfoncée dans un sac. 

Une photo derrière laquelle a été notée une adresse, et qui va entraîner le jeune inspecteur dans une enquête qui dépassera tout ce qu'il a pu imaginer...